Vivre en ville

18 p’tits coins – et moins p’tits – sans voitures ou presque à La Tchaux

Places, placettes, squares et jardins méconnus mais aussi futurs grands projets méritent une balade originale qui part du carrefour Pod-Casino et revient à la Gare. En douze kilomètres, nous découvrons le visage aimable de la ville et sa future mutation. Depuis quarante ans, le dicastère de l’urbanisme est dirigé par la gauche non verte. Elle a discrètement métamorphosé la ville sans que nous nous en rendions forcément compte.

Nous partons devant le conservatoire et imaginons, montant la rue Docteur-Coullery, ce qu’elle sera bientôt, avec sa piste cyclable de deux mètres de large, ses arbres et ses plantes. Les (trolley)bus y monteront sans voitures. C’est l’axe culturel de rencontres que nous avions esquissé en 2004, reliant la Maison blanche à Beau-Site !

Arrivés au tout nouveau parvis pavé du Bois du Petit-Château, réalisé par les services de Théo Huguenin-Élie (PS) et désormais sans voitures, nous jetons un œil à côté, au Courtil du Sautier, beau jardin avec tables de pique-nique, jeux et bancs.

Longeant le terrain de l’Ancienne qui a peu de chances de devenir un parking de 35 places, nous longeons les rues du Nord et du Doubs jusqu’à la rue du Stand et la place des Brigades-Internationales (4), créée sous la direction de Laurent Kurth (PS). Devant l’ABC qui occupe une partie de la place avec sa terrasse estivale, c’est un triangle rafraîchissant dans l’espace urbain, imaginé à l’époque par l’urbaniste Frédérique Steiger.

Nous montons diagonalement jusqu’au square du Docteur-Dubois (5), à la jonction Bel-Air/Alexis-Marie-Piaget. Ce petit bijou méconnu a de beaux arbres et invite à s’asseoir sur un banc malgré le trafic.

Nous allons vers le sud en descendant jusqu’à l’espace de jeux dans la cour du collège de la Charrière (6). Ceux-ci ont été récemment renouvelés pour le bonheur des enfants du quartier.

Sous la direction du popiste Alain Bringolf (1982-1996), de nombreuses placettes ont tété conçues par son urbaniste de l’époque, Sylvie Moser. Le Communet (ce qui est appartient à la commune, le « common » anglais) (7) au bout de la rue de l’Industrie a avantageusement remplacé un vieil immeuble démoli. C’est une heureuse respiration dans ce quartier si typique de La Chaux-de-Fonds, dans le style « rocaille ».

Nous passons par les places Dubois et des Marronniers, trop connues pour que nous y butinions davantage, et accédons au spirituel jardin du Grand-Temple, à un jet de pierre de la place de l’Hôtel de Ville. C’est ici le coeur de la vieille ville.

De l’autre côté de la bruyante rue Fritz-Courvoisier, toujours dans la vieille ville, un autre petit bijou bringolfien, le square de la Colombe (9). Un sol pavé, des plates-bandes, quelques bancs, il suffit de peu pour nous réjouir.

La traversée de la rue de l’Hôtel de Ville, aussi bruyante que la rue du Grenier bientôt rejointe, nous fait arriver au square des Jardinets (10), fréquenté par des famille avec sa table de pique-nique et ses jeux pour jeunes enfants.

Nous longeons le splendide beau site du TPR, traversons le parc Gallet, le plus spendide de la ville avec son voisin des Crêtets et arrivons au sud du collège des Gentianes. L’usine sera démolie et fera place à des immeubles Minergie, propriété de Prévoyance NE qui désire investir dans ce lieu privilégié. Ce sera « Fantaisie » (11).

Nous poursuivons jusqu’à la future gare des Forges (12) en passant par le grand espace vert du quartier du Paddock. Après des années de négociations avec les CFF et le canton, Théo Huguenin-Élie (PS) et son urbaniste Philippe Carrard ont réussi à faire construire cette nouvelle gare, bénéfique à un bassin de 6500 habitants et employés. La mise en service en décembre 2021 permettra aux gens de ce quartier de rejoindre directement Neuchâtel. Un plus énorme pour des espaces au potentiel immense.

Rejoignons le poumon vert du quartier des Forges, au-dessus du collège de Bonne-Fontaine, le parc des Forges (13), lieu de jeux de milliers de Chaux-de-Fonniers qui ont habité ce quartier. Qui ne connaît pas les Forges ne connaît pas La Chaux-de-Fonds !

Nous revenons vers l’est en passant devant les deux nouveaux fleurons du quartier, la Brasserie de l’Avenir installée dans l’ancienne usine électrique, le Centre médical Volta et la nouvelle halle de gymnastique. Derrière le Grand-Pont, le « Jardim de la Saudade » (14) est une réussite intime et discrète, inaugurée en 2017. Un hommage à la si importante communauté portugaise de la ville.

Un dernier effort pour remonter au nord sera récompensé par la découverte de deux mini-squares : les squares des Tourelles (15) et de la Fontaine (16), dans les rues du même nom. D’ailleurs les habitants de ces quartiers nord ont la chance de pouvoir descendre en ville sans rencontrer de voitures, sauf à la traversée de Numa-Droz.

Pour cela, ils emprunteront dès l’Ecole d’art la rue de l’Avenir, récemment aménagée devant la synagogue. Une rue paisible, sans voitures, pavée, avec des fontaines, une oeuvre d’art, des bancs, un bar, des gens… Une image de la ville que nous aimons, en face de la gare où se termine la balade.

En effet, c’est à côté de la place principale, dans le petit square arborisé, que nous remercions l’urbaniste commual communal de nous avoir expliqué ce matin les futures réalisations de notre ville en mutation.

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