Analyses politiques

Le débat organisé par ArcInfo à l’Espace TSM

Mercredi 23 septembre pendant nonante minutes, sept candidat-e-s au Conseil communal de La Chaux-de-Fonds ont débattu à l’Espace TSM sous l’égide d‘ArcInfo.

Honneur aux femmes d’abord : une potentielle conseillère communale, la vert’libérale Brigitte Leitenberg a bien négocié son premier débat politique alors que la libérale-radicale Crystel Graf a été moins percutante et plus générale.

Les Vert’libéraux, Brigitte Leitenberg :

Celle dont Vincent Costet dit que tout le monde la connaît, avec notamment quinze ans au service du commerce indépendant de détail, s’est montrée offensive pour valoriser son expérience. Elle sera la conseillère communale de tous les Chaux-de-Fonniers. Sur le double salaire de Patrick Herrmann, Brigitte Leitenberg pense que sa décision lui appartient. En centriste affirmée, elle valorise ce candidat d’expérience et serait heureuse d’être élue avec lui ! Quant à CDF ville culturelle suisse, la candidate met en avant la multiculturalité de notre ville. Ce projet serait une grande chance pour la ville.

Pour Madame Leitenberg, la démocratie à La Chaux-de-Fonds doit être améliorée dans le contact et l’écoute de la population, notamment chez les jeunes. La candidate a lancé une idée : il faudrait organiser un système de navette électrique en boucle qui relierait la place des Forains aux Abattoirs.

Sur la carte Abeille, elle imagine une carte de fidélité qui permettait aux utilisateurs de recevoir des bons supplémentaires. Depuis trente ans qu’elle habite La Chaux-de-Fonds, Madame Leitenberg a affirmé avoir ouvert la porte de tous les magasins.

Le parti libéral-radical, Crystel Graf :

Le vice-présidente du PLR neuchâtelois affirme que les Chaux-de-Fonniers en ont marre et elle veut apporter une dynamique de changement. Elle espère dans un certain sens être l’héritière de Sylvia Morel. Elle revendique également la liberté et la responsabilité de Patrick Herrmann dans la décision qu’il devra prendre sur son double salaire. Sur la piétonnisation de la place du Marché, elle n’est « ni pour ni contre« , il faut consulter les commerçants. Elle affirme que le projet Ville culturelle suisse peut être bon pour autant qu’on ne jette pas l’argent pas les fenêtres.

La troisième femme était la candidat-e popiste Françoise Jeandroz.

Le parti ouvrier populaire, Françoise Jeandroz :

La candidate popiste défend le programme de relance du POP en voulant sortir de l’austérité. Il faudra chercher de nouvelles ressources et de nouveaux habitants pour une nouvelle dynamique. Françoise Jeandroz reversera une partie de son salaire dans un fonds communal. Se présenter à 69 ans peut paraître indécent mais c’est très lourd pour un-e jeune. Pourquoi ne pas réfléchir à des conseillers communaux à temps partiel ? Dans le programme du POP, rien n’est mentionné sur CDF capitale culturelle suisse, c’est « juste un oubli dans notre programme » a affirmé Madame Jeandroz.

Au côté des trois femmes candidates, quatre hommes, un néophyte, le démocrate-chrétien Stéphane Miserez, un jeune politicien UDC, Thierry Brechbühler et deux locomotives de leurs partis, les vétérans socialiste Pierre-Alain Borel et vert Patrick Herrmann, qui cumulent à eux deux 44 ans de politique active en tant qu’élus.

Le parti démocrate-chrétien, Stéphane Miserez :

Travaillant depuis près de 30 ans pour la ville, M. Miserez met en exergue une frustration visible en ville. Il milite pour un développement des partenariats public-privé vu l’état des finances de la ville. Il prend l’exemple sur la vente, regrettable selon lui, de l’Usine électrique qui nous a fait perdre ce bel exemple d’architecture patrimoniale.

L’union démocratique du centre, Thierry Brechbühler :

M. Brechbühler avoue le faible nombre de personnes qui se sont montrées intéressées pour le Conseil général au sein de son parti. Il est l’adepte du consensus, avec du bon qu’il voit à gauche comme à droite. Le candidat UDC met en parallèle le « fait divers » du double salaire de Patrick Herrmann, avec la situation difficile de la ville. Si c’est un projet ambitieux, il se déclare totalement ouvert pour une place du Marché piétonne, pour autant que tout le monde soit consulté.

Le parti socialiste, Pierre-Alain Borel :

Conseiller général depuis 23 ans, le candidat socialiste affirme que son expérience l’a poussé à se retrousser les manches, surtout après la crise de la Covid 19. Il appelle ses collègues de la gauche à travailler ensemble. Interrogé sur la rémunération des élus, P.-A. Borel défend la position de son parti et de la candidate Carmen Brossard qui redonnerait à la ville une partie de son salaire. Sur la communication du Conseil communal, il souhaite que le futur exécutif communique mieux. Comme le POP, il est favorable à une rencontre entre la population et les élus. L’affiche du PS évoque la place du Marché pour la piétonnisation de laquelle le candidat socialiste se montre favorable. Quant à la candidature pour la ville culturelle suisse 2025, le socialiste souligne que le programme de son parti ne l’a pas oubliée ! Il faut marier la culture institutionnelle à la culture plus alternative.

Les Verts, Patrick Herrmann :

Commençant par être interrogé sur son désir de sortir de la retraite, le candidat vert n’imaginait pas continuer sa carrière. Un « afflux phénoménal » de nouvelles adhésions l’a ébranlé et il s’est mis à la disposition de son parti. Il se revendique « être à l’écoute« , membre d’un parti qui émerge de plus en plus même au niveau européen. Interrogé sur sa future rémunération, il affirme ne pas avoir pris de décision. Cette discussion prend beaucoup trop de place et ne donne pas une image positive de la politique. Sur la légitimité de la problématique, P. Herrmann ne supporte pas qu’on lui dicte quelque chose. Il est en train de réfléchir et les Verts organiseront la semaine prochaine une conférence de presse. Cette problématique est quelque part « un signe des malheurs de cette ville » et elle mérite des réponses. Après des contacts avec le parti socialiste, M. Herrmann pense qu’on trouvera une solution.

Sur la manière verte de communiquer, il ne veut plus un monde de verticalité : il faut aller vers les gens qui se sentent partie prenante. C’est mieux et ça correspond davantage à l’esprit du temps. Sur CDF ville culturelle suisse, le candidat vert rappelle que le canton devrait mettre le paquet pour ce projet ambitieux qu’il veut valoriser.

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